Si Paris tousse, c’est que la France est malade

Jerome Marty

Jerome Marty

Près de 700 000 Parisiens ont perdu leur médecin traitant en 10 ans, mais tout baigne, tout va bien…
http://www.lequotidiendumedecin.fr/…/paris-futur-desert-med…


La capitale de la France a perdu près de 30 % de ses médecins généralistes en 10 ans (29,3 %), 27 % de ses pédiatres, 21 % de ses psychiatres, mais tout va bien, rien ne bouge…
L’effondrement de la médecine générale à Paris ferait presque passer la baisse continue des effectifs sur le territoire durant la même période (- 8,4%) comme anecdotique, nous savons pourtant qu’elle est dramatique.       

Mais chut, tout va bien, rien ne se passe, rien ne filtre.
Et pendant que la population peine à obtenir un rendez-vous auprès des généralistes encore présents, le ministère et la mairie de Paris poursuivent  inlassablement le travail de destruction de la médecine libérale débuté par leurs prédécesseurs.
Les faits sont là et les responsables politiques en charge des questions sanitaires ou de la ville ne peuvent être exonérés de leur pleine et entière responsabilité.
Ils connaissent mieux que quiconque le coût de l’immobilier et des charges (ils en sont souvent décideurs), ils refusent avec force toute augmentation tarifaire, organisent l’inflation administrative, multiplient les normes et les obligations, pénalisent et verbalisent les médecins et les professionnels du soin, soutiennent et font voter des lois qui détruisent la médecine de France…                                                                                                            Mais tout va bien, chut, n’en parlons pas…
Il y a pourtant une force symbolique dans ces chiffres dramatiques.
D’abord c’est Paris, et si Paris n’est pas la France, Paris est l’image rayonnante de la France.
C’est Paris et cet effondrement de la médecine libérale est un magistral camouflet jeté aux visages des spécialistes autoproclamés de la question qui prônent la coercition ou le conventionnement sélectif.
C’est Paris, capitale de la France où les médecins ne peuvent plus exercer sous le joug des réformes successives et l’enfermement tarifaire !
C’est Paris où les délais de rendez-vous vont être les plus longs, les files d’attentes les plus nombreuses…Mais tout va bien, Mesdames Marisol Touraine et Anne Hidalgo, quant à elles, trouveront un médecin dans le quart d’heure, et des urgences vides aux odeurs fraîches de lavande… https://jeanyvesnau.com/…/letrange-histoire-de-marisol-tou…/  Etcela, durant le tout petit règne qu’il leur reste à consommer, parce qu’ensuite…
C’est Paris où la médecine s’effondre, comme pour concrétiser le déclassement du système sanitaire français du 1er au 24ème rang mondial.
http://www.lesechos.fr/…/0211317474229_sante—la-france-ma…
C’est Paris d’où demain sonnera la révolte.
Et comme toujours, les « élites » décisionnaires n’auront rien vu venir.
Que la pénurie vienne à frapper une zone rurale où seul reste un médecin et celui-ci pourra sans risque s’affranchir des règles qui ont provoqué les départs de ses confrères, mais, seul, son choix demeurera comme un accident de l’histoire…
Que les médecins de Paris qui font face à une explosion de la demande, en lien direct avec les actes de leur ministre et de leur maire, soient encore méprisés demain, que, face à la colère qui monte, le pouvoir continue de répondre par des solutions qui renforcent encore la destruction du modèle libéral, comme les maisons de santé pluri-professionnelles subventionnées ou leur intégration forcée aux réseaux de soin, et la digue rompra…Il sera alors très facile au regard de la proximité des hommes et de la nécessité du moment de cesser d’obéir et d’exercer librement.

Le choix appartient aux responsables politiques :

dans 3 mois l’échéance électorale, soit le candidat victorieux porte une rupture totale avec les 20 années passées avec relance de la médecine libérale, gouvernance ouverte aux soignants et aux patients, en médecine de ville comme hospitalière, reconnaissance tarifaire, garantie de la liberté et indépendance de l’exercice, totale remise à plat du système administratif et du rôle, voire de l’existence des agences ..Et la France retrouvera son système sanitaire, soit face à l’effondrement, les médecins choisiront leur voie…
Un médecin n’a pas vocation à obéir…..

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