pour un droit d’ingérence de l’éthique

Jerome Marty

Jerome Marty

Prenez 40 minutes de votre temps et regardez cela, c’est très important ! 
Faites l’effort, nous devons oser regarder l’avenir en face et préparer nos armes.

 La médecine va se faire ubériser à l’horizon 2025

« Ubérisation de la santé : on ne peut rien faire ! Le phénomène est mondial et, on ne pourra pas l’empêcher, en 2025 on n’aura plus besoin de 80 % des médecins ».

Ce raisonnement s’étend et envahit les sphères politiques, pourquoi dès lors augmenter le numérus clausus, et pourquoi augmenter les tarifs des actes d’une population qui va disparaître ? ..

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Ce raisonnement est défendu par des experts autoproclamés de notre avenir. L’avenir sans médecin se construira …. Avec l’aide des patients ou de leurs représentants : comment ? Très simple : on dit au patient grâce à la médecine prédictive vous deviendrez maître de votre avenir. On renverse ainsi le dit pouvoir, « c’est vous patient qui dirigez ainsi le soin, c’est votre vie, elle vous appartient, c’est votre droit de connaître vos risques.

La France l’empêche ? (dans le cas du séquençage du génome), l’éthique l’empêche ?

Pouhaaaa, faites-le ailleurs et mettez-le sur le cloud, donnez-le à GOOGLE, au besoin allez faire les examens ou les actes thérapeutiques ou de prévention nécessaires dans d’autres pays. Affranchissez-vous du droit et des frontières (et aidez-nous à imposer le système).

Autre moyen d’imposer le système au même moment : les sites de téléconsultations aux mains des financeurs :

Première étape : on prend des médecins (que l’on rémunère, ce qui, dans un contexte de tarifs sous-évalués, attire), on limite aux pathologies les plus banales (au début), on enfreint la loi mais peu importe (ce sont les pathologies les plus banales)… Voici donc un système basé sur une arborescence construite sur un questionnaire patient dont le but est de reduire le risque ce qui permet de qualifier la securité du système.

Deuxième étape : principe de la GOOGLE CAR : le risque c’est le conducteur ; ici le risque c’est le médecin ! La puissance de calcul s’est développée et il faut assurer le patient qu’il n’est pas soumis au risque d’erreur médicale : donc on enlève le médecin. Le site fonctionne seul. Et le patient devient progressivement un objet de rapport financier. A chaque étape il rapporte. Parallèlement on renforce le besoin de tout savoir à chaque instant sur son état de santé : maintenant et demain.
Maintenant : « il faut surveiller votre santé à chaque instant grâce aux objets connectés » pourquoi ? : cela alimente votre dossier sur le CLOUD et sécurise encore les prises de décisions par la machine vous concernant et de plus cela diminue vos primes d’assurances. L’idiot utile ainsi fabriqué, à chaque instant de sa vie, mesure, pèse, trace, chaque évènement, montre connectée, i phone, palpeurs variés, puce RFID etc…
Demain : protégez votre avenir grâce au séquençage de votre génome. Envoyez tout chez Google ou autre… On voit clairement que dans le raisonnement il faut faire du patient l’acheteur de ce modèle pour se servir de la puissance du modelé consom’acteur , c’est alors le patient qui, alléché par l’avenir promis, travaille à l’imposition du modèle. La médecine doit être rendue exacte, elle doit donc être un modèle mathématique ! Il faut retirer l’homme (les promoteurs du modèle font souvent le raccourci malhonnête de faire croire que l’art médical est une science inexacte du fait unique de la décision humaine) faisant l’impasse sur ce qui fait que tel être est différent de tel autre …on collectivise le soin et de ce fait, on permet l’achat de groupes de valeurs : « soins collectifs». Où est la réflexion éthique dans tout cela ? Qui réfléchit au champ des possibles ? Quelle utilisation par la finance ? Et immanquablement derrière, quelle utilisation du savoir sur les êtres par l’homme, le pouvoir, le régime ? Si la machine peut tout savoir de chacun d’entre nous , elle saura aussi sur nous tous à la fois et donc prend le pas sur l’organisation de nos vies (oriente les achats du groupe et de l’individu, (c’est déjà fait) demain dirigera les choix politiques, dirigera les masses en se servant du « risque de », écartera peut être les déviants , rendra l’eugénisme , social, politique , humain, possible, nécessaire diront certains régimes (voir le cas de la Chine qui autorise le choix de la modification du génome), qui réfléchit aux risques ? Je crois qu’il faut, et c’est un travail colossal, créer une structure éthique internationale qui réfléchira aux risques afin d’aboutir à un droit d’ ingérence éthique international. Pour l’instant qui parle de ce changement, de cette mutation sociétale aussi importante que le passage des cols bleus aux cols blancs ? Les financiers ou les idiots utiles, or c’est un marché ! Si j’ai quelque chose à vendre ou à développer je n’expose que le côté positif !!!! L’Ordre des médecins n’est pas suffisant, loin s’en faut, c’est au regard de la puissance du modèle, l’exemple de ce qu’il, ne faut pas faire. Il existe un mouvement mondial, ce mouvement est financier, politique et sociétal, sont en jeu des milliards de dollars et un nouveau mode de pouvoir. L’Ordre ne dispose pas de la puissance nécessaire pour agir. Il est au contraire, malgré lui la caution du bouzin, l’objet qui montre que l’on ne peut lutter. Il faut donc changer le logiciel d’opposition et cela passe par la création d’une structure internationale qui place l’homme et le soin dans sa dimension éthique avant sa dimension financière.

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