Des obéissances

Jerome Marty

Jerome Marty

Vont-ils signer ? Les éditorialistes de la presse médicale et généraliste se posent cette question à l’envi, et placent l’augmentation du C de 2 euros comme condition suspensive…

Ils ne le font pas seuls, ils le font parce que certains leaders syndicaux, font de ces 2 euros un totem. Ces mêmes syndicats qui prennent la responsabilité d’engager la profession dans la voie de l’obéissance.

Pour C Leicher et JP Ortiz c’est un rattrapage et ce n’est que justice pour les médecins généralistes, exact, et c’est aussi un facteur de blocage à toute augmentation future ! Bien sûr les 2 euros seront accompagnés d’une hausse de la forfaitisation et donc de la médecine dirigée et normée, la ROSP sera plus présente, le praticien plus obéissant…

Pour le ministère, l’assurance maladie à ses ordres, les complémentaires à son service intéressé, et la presse (dont une partie appartient aux complémentaires) la hausse de la consultation à 25 euros sera présentée comme une augmentation historique, et Marisol Touraine comme ayant capitulé pour partie devant des syndicats forts tout en obtenant une victoire qui consacrera sa méthode…

Pour l’opposition, peut être demain au pouvoir, la signature de l’accord conventionnel sera perçue comme un signal extrêmement négatif, et ceux qui prônaient une révision de la loi de santé et la construction d’un nouveau pacte social et sanitaire, rangeront avec soulagement les dossiers d’un sujet où il n’y a que des coups à prendre.

Ainsi les représentants des médecins auront en une signature et une pièce de 2 euros, liquidé tout espoir de rupture avec la technostructure, et livré toute une profession à l’obéissance, à l’état, à son administration et aux assureurs…. Ainsi ils auront ravalé la loi de modernisation au second plan derrière l’intérêt d’une augmentation tarifaire, dont la hauteur sera le marqueur dans les couloirs de l’opposition de l’importance à ne pas mener le combat… Nous avons pourtant une chance rare : celle de la prise de conscience de nombre de politiques, qu’il existe un risque d’effondrement qu’ils n’avaient pas mesuré, ainsi que celle de la main mise du système assurantiel.

L’UFML défend une politique de rupture avec notamment l’émergence d’une vraie démocratie sanitaire, la rupture du lien ONDAM enveloppe tarifaire, qui fait des médecins des variables d’ajustement d’une crise entretenue par des décisions politiques, un syndicalisme obligatoire, des durées de mandats limitées, la révision du mode de financement qui ne peut plus être basé sur des schémas septuagénaires,

C’est d’une révolution dont notre système sanitaire a besoin, et nous assistons depuis des mois à la traditionnelle politique des rustines (comme une pièce de 2 euros)

Certains ont prôné avec grands moulinets de bras la désobéissance, s’ils signent ils livreront à la profession, des obéissances…..

Restera l’UFML et tous ceux qui n’acceptent pas la reddition, nous ne serons pas vendus pour 2 euros !

 

Aux syndicats qui ont des velléités de signature, je rappellerai deux faits récents en rapport avec l’attentat de Nice : 
 Marisol Touraine, une fois de plus, n’a pas eu un mot envers les professionnels de santé libéraux
http://www.legeneraliste.fr/…/nice-marisol-touraine-oublie-…
L’argent mis sur la table est un leurre, ce gouvernement a planifié la disparition des libéraux ! Aux yeux de la ministre ils n’existent déjà plus !

 

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