De l’utilité contreproductive des influenceurs

Jerome Marty

Jerome Marty

L’aveu : après avoir avoué les vrais buts du Tiers Payant Généralisé sur France Culture le 19 04 15, Mme Brigitte Dormont révèle dans une tribune de presse parue dans Challenges le 24 05 16 le vrai but de la ROSP : geler les tarifs des consultations ! Je cite : « Depuis 2011 l’assurance maladie a délibérément gelé le tarif des consultations pour développer des modes de rémunérations plus vertueux ! »

 Cette déclaration valide les thèses de l’UFML qui depuis 2013 alerte à la fois sur le lien de subordination au financeur créé par le couple ROSP/TPG et sur l’impact de la ROSP sur le blocage des tarifs des actes ! Dans ce même article, Mme Dormont affirme que le rapport entre rémunération des médecins et salaire moyen en France est de « 2,8 », faisant fi du nombre d’heures travaillées !

L’UFML lui rappelle ces quelques chiffres : En 1985 la consultation d’un spécialiste est à 125 F, la consultation d’un MG est à 75 F, la place de cinéma est à 10 F, l’heure de SMIC est à 10 F : il faut alors 1 heure de SMIC pour une place de cinéma et 7 heures 30 de Smic pour une consultation de MG ; 13 heures pour une consultation de Spécialiste. En 2016, 1 heure de Smic vaut 9.67 euros, la place de cinéma est à 11 euros, il faut à peine plus d’1 heure de SMIC pour une place de Cinéma et 2 heures de Smic pour une consultation de généraliste, 2.5 heures pour une consultation de spécialiste ! Mme Dormont précise encore qu’elle juge l’augmentation du tarif de la consultation inopportune, parce qu’elle coûterait « 750 millions d’euros aux assurés sociaux » et qu’elle « romprait le cercle vertueux des primes liées à la qualité des soins ». « On tournerait le dos à une politique […] qui vise à décourager la multiplication des actes médicaux en incitant financièrement les consultations de qualité ». Mme Dormont prône cette médecine suradministrée, cette médecine sans médecin, comme nombre de responsables de think tank, conseilleurs qui ne seront jamais les payeurs.

L’UFML appelle les candidats à l’élection présidentielle à rompre avec la politique des conseilleurs, des clubs de pensée, des influenceurs, qui agissent sur commande politique ou de sociétés publiques ou privées et s’arrangent avec la réalité.

 Il n’est d’autres experts que ceux qui prodiguent le soin, les influenceurs construisent la défiance, l’UFML appelle à construire sur la confiance.

 

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